L’Art sacré 2 – Lettre d’information N°7

L’Art sacré 2

Lettre d’information N°7

Avril 2020

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Troisième salon d’art sacré contemporain

L’église Saint-Germain l’Auxerrois s’était remplie plus qu’à l’ordinaire, le 17 octobre dernier pour l’ouverture de notre troisième salon d’art contemporain, auxquels nos partenaires habituels, comme la Mutuelle Saint-Christophe, attachent un intérêt tout particulier. Une petite vingtaine d’artistes sont venus apporter leur concours à cette nouvelle édition : Françoise BARON, Romulo CACERES- MOREANO, Betsy CASTELMANDAMEZ, Christine CHELINI, Cécile des COURTILS, Anne-Karin COURT-PAYEN, Jean-François DEHAYS, Raymond DUMOUX, Maryvonne de FOLLIN, Maki GEORGEON, Alain GUILLON, Pricilla LEGOUX, Claudio LOCATELLI, Anne-Marie PARIS-LEROY, David PONS, et Yin XIN. Par ailleurs, Mgr Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale Notre-Dame, avait accepté la présentation de pièces d’orfèvrerie significatives appartenant au trésor de la cathédrale permettant d’exposer le calice en vermeil offert par le pape Jean-Paul II, en 1997 ; celui du cardinal Lustiger, oeuvre de Jean Touret (1916-2004), livré en 1989 ; ou encore le calice d’ordination de Mgr Paul Guilberteau (1924-2010), réalisé en 1947. L’anneau pastoral du cardinal Lustiger remis par Jean-Paul II et la crosse de Mgr Robert Frossard (1909-1988), oeuvre de Chéret, venaient également compléter cette évocation des créations remontant de la seconde moitié du XXe siècle.

2Anne-Karin Court-Payen devant sa Marie-Madeleine

Le travail de notre invité d’honneur, le peintre chinois Yin Xin, a été particulièrement apprécié. Outre sa Nativité, commandée pour une des chapelles de la cathédrale Notre-Dame, notre sélection avait également retenu un Lavement des pieds particulièrement symbolique : le président Xi Jinping prenant la place du Christ pour laver les pieds des membres du parti communiste chinois.

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Yin Xin, présentant son travail

4Yin Xin, Lavement des pieds et Nativité

CONCERT

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Le concert donné par la Cappella marciana de la basilique patriarcale de Venise était un
moment également très attendu. Après de longs préparatifs menés au cours de plusieurs mois par notre ami Jun Kanno, et grâce au soutien de l’Institut culturel italien, des oeuvres composées essentiellement par Claudio Monteverdi ont résonné sous les voûtes gothiques de l’église en présence de très nombreux auditeurs, séduits par la qualité d’exécution de cet ensemble si prestigieux.

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Selon l’habitude à présent consacrée, ces dix jours (qui seront à l’avenir prolongés) ont été clôturés par une messe pontificale célébrée par Mgr Jean-Louis Bruguès.

Homélie de Mgr Bruguès, donnée le 20 octobre 2019
en l’église de St-Germain l’Auxerrois (3ème salon d’AS 2)

Ex 17, 8-13
2 Tm 3,14 – 4,2
Lc 18, 1-8

LE JUGE ET L’ARTISTE

La plaine et la colline. La plaine, comme toujours, voit l’affrontement des passions et des puissances. Les plus forts font disparaître les plus faibles, à moins qu’ils ne les asservissent. Les civilisations se succèdent et jettent dans les oubliettes du temps, souvent avec violence, celles qui ont perdu l’énergie du futur. La première lecture, tirée du livre de l’Exode, évoquaient les Amalécites : qui de nos jours se souvient de ces Amalécites, passés au fil de l’épée par les troupes d’un Josué enfin vainqueur ? Un épisode lointain d’une constante tragédie. Le drame n’a jamais cessé d’être le moteur de la marche des siècles, tandis que la paix définitive reste une promesse eschatologique. Qui veut comprendre l’Histoire doit passer par le sang et la foudre.

Et puis, il y a la colline. La table des négociations, si vous voulez : non pas les négociations entre les belligérants, pourtant si nécessaires aujourd’hui comme hier, mais la table des négociations au plus haut sommet, avec Celui que dans un moment, lors de la préface, nous nommerons le Maître du temps et de l’Histoire, « le juge des vivants et des morts », disait encore S. Paul dans notre deuxième lecture. Et déjà, nous pouvons tirer une première leçon, donnée par la veuve évoquée dans l’évangile de ce jour. Voilà donc une femme seule, privée de tout soutien masculin : elle n’a aucun droit, selon les moeurs de l’époque. Va-t-elle se décourager, voire renoncer, alors que son juge, elle le sait bien, ne respecte ni Dieu, ni les hommes ? Pas du tout. Elle insiste à temps et à contre temps, elle répète jusqu’à l’assommoir : « Rends-moi justice contre mon adversaire », tant et si bien que le juge indigne – indigne de sa place et de son rôle dans la société – finit par céder. Dieu, bien sûr, n’est pas comparable à ce juge malhonnête, il fait justice à ses élus, nous assure le Christ, mais il faut insister auprès de lui. Insister, alors que trop souvent nous nous contentons de nous décharger en Lui de nos projets, de nos désirs et même de nos responsabilités. Tant d’autres exemples traversent l’évangile : insistez et l’on vous écoutera, insistez et l’on vous répondra, insistez et l’on vous ouvrira la porte…

Sur la colline, Dieu a bien entendu les prières de son peuple, mais il n’accorde jamais des choses toutes faites. Ce qu’il donne gratuitement reste entièrement à accomplir par l’homme. « Espère comme si tout dépendait de Dieu, et rien de toi, écrivait Ignace de Loyola, mais agis comme si tout dépendait de toi et rien du ciel ». De fait ici, lorsque Moïse lève les mains vers le ciel, Israël a le dessus ; lorsqu’il les baisse, c’est l’ennemi qui l’emporte. La deuxième leçon s’impose alors d’elle, en quelque sorte parallèle à la première : ne jamais baisser les bras, qu’il nous fait prendre ici en chaque sens, au propre et au figuré ; ne jamais renoncer, ne jamais se résigner.

Mais la fatigue guette, bien sûr, et avec elle les déconvenues de toutes sortes. Les mains de Moïse s’alourdissaient, explique le livre de l’Exode ; il fallut donc trouver une pierre pour qu’il s’y assît et que deux acolytes soutinssent ses bras, l’un à droite, l’autre à gauche. Qui étaient ces soutiens indispensables ? Il n’est pas difficile, vu le contexte que nous venons de rappeler, de voir en celui appelé Hour le symbole du droit et de la justice. C’est en effet le droit qui permet à la société de gérer la violence inhérente à toute nature humaine et de réglementer les rapporte entre les personnes et les institutions.

Je me suis arrêté plus longtemps, puisque notre salon d’art sacré ferme ses portes aujourd’hui, sur le second personnage, Aaron, le grand-prêtre, l’homme du culte et de la prière, le pionnier du temple à venir donc. A ce mot de temple, nous ne réagissons plus guère, je le sais, alors qu’il revêtait dans l’Ecriture une charge émotionnelle et symbolique extraordinaire. Rappelez-vous : après des refus successifs, le Seigneur se laisse convaincre par son serviteur, le roi David ; il consent à se laisser construire un temple et à l’habiter de sa sainteté. Tout Israël rivalise alors de splendeur. On convoque les meilleurs architectes qui imaginent les proportions les plus harmonieuses. On embauche les ouvriers les plus habiles et on leur donne à travailler les matériaux les plus nobles. « Salomon en revêtit d’or pur l’intérieur. Quant à la grande salle, il la plaqua en bois de genévrier qu’il recouvrit d’un bel or et y dressa des palmes et des guirlandes. Il sertit alors la salle de pierres précieuses éclatantes » (2 Ch 3, 4-6).

En écoutant ces descriptions lyriques, on comprend que la beauté est un hommage rendu par l’homme à la sainteté de Dieu. Elle représente une sorte d’aidemémoire; elle nous rappelle la perfection de Dieu, mais aussi cette perfection à laquelle nous devons tendre de tout notre amour : que la splendeur de Dieu se reflète en chacun de nos actes, en somme, que sa « gloire », pour reprendre un terme habituel de la Bible, éclate en la vie de chaque créature façonnée à son image.

Le juge et l’artiste. Moïse avait besoin de ces deux épaules pour soutenir ses bras. Toute société a besoin de ces deux piliers, de ces deux figures tutélaires pour vaincre les rapports de violence qui risquent de la mettre à bas et de la détruire. Pendant longtemps, pendant des siècles, des millénaires même, les artistes ont rendu à la beauté les témoignages les plus divers et les plus prestigieux. Dans une société sécularisée comme la nôtre, ils ont réussi ce tour de force de convertir l’art en une religion nouvelle, séculière, certes, mais religion tout de même. Le silence, la gravité du maintien et jusqu’à la crainte révérencielle ont quitté nos églises pour les nouveaux temples que sont devenus les musées et les expositions. Mais est-ce bien la beauté qu’on y vénère depuis que l’un des plus grands peintres du dernier siècle l’a mise en doute, en l’accusant de renvoyer aux notions désormais proscrites de la valeur et de la norme, et de dégager une odeur de camphre et de confort bourgeois ? Et pourtant l’art nous ramène toujours à l’essentiel. Dans quelques siècles, il ne restera rien de nos techniques, rien de nos structures politiques, rien de nos systèmes économiques: l’art seul témoignera de notre époque.

Je me disais cela en déambulant dans cette église de Saint-Germain et en m’attardant sur chacune des pièces exposées, anciennes ou modernes : l’art nous met en relation avec ce qui dans l’être n’est pas nôtre. Il nous ouvre au mystère de l’autre. L’oeuvre d’art sollicite d’entrer chez nous, le plus souvent sans avoir été explicitement invitée. Elle rencontre en nous des besoins et des attentes que nous ne savions pas; elle prend chez nous à la manière d’une greffe. Il est rare qu’un artiste laisse en paix celui qui l’a reçu ainsi. Il interroge, il inquiète, il peut même apparaître subversif. Il entre chez moi et m’intime cet ordre: change ta vie ! L’art aussi peut devenir chemin de conversion.

Exposition Geneviève 1600

La rétrospective présentée à la mairie du Ve arrondissement de Paris sur la patronne de Paris a connu, elle aussi – malgré les semaines de grèves qui ont suivi son inauguration – une belle affluence : près de 4 000 visiteurs. Noires de monde, le soir de l’inauguration, les salles de la mairie n’ont pu accueillir tous les visiteurs venus pour découvrir l’exposition ainsi que pour entendre les propos de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, et ceux de Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, auxquels Madame Florence Berthout a répondu avec beaucoup de spontanéité. L’exercice, en effet, n’était pas si aisé.

Sans pouvoir être exhaustive, l’exposition cherchait tout d’abord à évoquer la vie de sainte Geneviève à Nanterre et avait pu compter sur des prêts de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, de la Société d’histoire de Nanterre et de collectionneurs privés résidant à Angers et Meudon permettant la présentation de pièces mérovingiennes et d’un vitrail du XVIe siècle. La seconde partie de l’exposition était consacrée à l’image de la sainte et au culte rendu à la patronne de Paris ainsi qu’au rayonnement de l’abbaye Sainte-Geneviève. L’association Art sacré 2, à laquelle était confiée l’organisation de cette manifestation, a ainsi pu s’appuyer sur le concours des Archives nationales, du Lycée Henri IV, du musée de la Légion d’honneur, du musée du Petit-Palais, de l’association de La Montagne Sainte-Geneviève et de ses abords, de la paroisse Saint-Etienne du Mont, de la cathédrale de Nanterre, la Galerie Mas et de la bibliothèque du Saulchoir, toujours aussi généreuse. Deux collections particulières ont également permis de présenter aux visiteurs deux oeuvres inédites : un baiser de paix-reliquaire du XVIIe siècle et l’étude préparatoire peinte par Nicolas de Largillière pour le portrait du prévôt des Marchands de Paris, Claude Bosc, réalisée pour le grand ex-voto offert par la Ville de Paris à l’église Sainte-Geneviève, en 1696. L’exposition se terminait par l’évocation de la figure de sainte Geneviève dans l’art du XXe siècle. Le trésor de la cathédrale Notre-Dame, et différents artistes, Anne-Karin Court-Payen, Raymond Dumoux, David Pons, Vincent Taillardat, ont participé à cette présentation.

L’exposition a par ailleurs donné lieu à la publication d’un catalogue1, ainsi qu’un timbre philatélique tiré à 900 ex. (aujourd’hui épuisé).

Cette manifestation a pu être organisée grâce au soutien de la Fondation Notre-Dame, de la Fondation Sainte-Geneviève et du Comité des Fêtes du Ve arrondissement.


1 . Qu’il est possible encore de se procurer aux éditions du Net, 126 rue du Landy – 93400 Saint-Ouen (06 03 48 90 19)

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Mgr Bruguès, Laurent Lemoine et Fr-Xav Ledoux devant le travail de David Pons

9Mme Florence Berthout saluant Mgr Michel Aupetit

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Discours de Madame Florence Berthout,
Maire du Vème arrondissement

Inauguration de l’exposition Geneviève 1600
Mardi 26 novembre 2019 – Mairie du 5ème
Agora Jacqueline de Romilly

Depuis 1600 ans, la Ville lumière est placée sous la protection de Sainte-Geneviève. Je crois pouvoir dire que, parmi tous les lieux qu’elle parcourut et inspira – de Paris à Nanterre –, le 5e arrondissement est sans doute celui qui en garde l’empreinte la plus vibrante. Car Geneviève est omniprésente dans le Quartier latin.

On la retrouve ainsi dans les toponymes – la Montagne Sainte-Geneviève –, les vitraux des églises du quartier, la statuaire… Du Pont de la Tournelle, à la lisière du 5e où elle domine la Seine, à la majestueuse façade de Saint-Etienne-du-Mont qui accueille les fidèles et les touristes, et qui renferme la châsse de la sainte.

L’école de la République elle-même n’échappe pas à l’emprise de Geneviève. Henri IV, symbole s’il en est de l’excellence et de la méritocratie, garde (presque jalousement, car n’y entre pas qui veut) la trace de la puissante abbaye des Génovéfains, construite sur l’ancienne basilique où Geneviève avait été inhumée.

Il m’arrive d’ailleurs de penser, Madame le Proviseur du lycée et du collège Henri IV, que si les brillants élèves de votre établissement ont remplacé à leur manière les moines savants pour faire de la Tour Clovis un phare de la connaissance, l’esprit de Geneviève y est un peu pour quelque chose.

Même le Panthéon, symbole entre tous de la République une et indivisible, lui a réservé un accueil singulier. Il n’y a qu’à regarder l’Apothéose de Sainte Geneviève que Charles Gros a réalisée sur le dôme et qui domine les dépouilles des hommes et des femmes auxquels la Nation a voulu témoigner sa reconnaissance.

On pourrait d’ailleurs dire un peu rapidement qu’il s’agit d’un juste retour des choses, puisque le Panthéon fut bâti sur l’ancienne église Sainte-Geneviève, dans la crypte de laquelle les dernières reliques de la sainte avaient été déposées.

Certes ! Mais il y a aussi cette immense fresque réalisée par Puvis de Chavannes, dont l’écrin constitue le cadre de nos cérémonies républicaines, à l’image de l’accueil des nouveaux naturalisés auquel je participe régulièrement aux côtés du préfet.

Monsieur l’Administrateur du Panthéon lui-même, qui à ma connaissance n’est pas tombé dans l’eau bénite, organise en face à la bibliothèque Sainte-Geneviève, un joli hommage aux fresques de Puvis de Chavannes, en miroir à notre exposition.

***

Alors pourquoi donc la République, à très juste titre si sourcilleuse sur les questions de laïcité, continue-t-elle de réserver une place unique à la figure de Geneviève, au point que Paris, comme les gendarmes et les gardes républicains, ont voulu se placer sous sa protection.

C’est que le parcours de Geneviève, sa force de caractère, sa capacité de résistance, et peut-être plus encore sa générosité, bref, l’exemplarité de sa vie, constituent une source d’inspiration et d’espoir inépuisable.

Si Geneviève s’est éteinte à l’âge respectable de 85 ans après une existence bien remplie, elle reste à jamais cette jeune femme de 28 ans qui fait la leçon aux résignés et leur montre la voie quand Lutèce est menacée par les terribles Huns d’Attila. On retiendra le fameux « que les hommes fuient s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre, nous les femmes nous prierons », sous-entendu, bien sûr, « nous résisterons à ce qui n’est pas une fatalité ».

Geneviève a plusieurs fois, comme chacun sait, sauvé Paris de la famine et de la destruction. Par la prière, mais aussi par l’exhortation à l’action, l’action pour le bien de tous. Elle nous dit ainsi « aide-toi, le ciel t’aidera ! »

Pour ceux qui croient au ciel, et pour ceux qui n’y croient pas, Geneviève, la sainte mais aussi l’édile de Nanterre et de Paris, est finalement, comme vous l’avez si bien résumé Monseigneur Michel AUPETIT « ce qui constitue une pierre de fondation de notre cité qui fait notre fierté et notre appartenance à une mémoire commune ».

***

Je voudrais tout particulièrement remercier le commissaire de l’exposition Geneviève 1600 (dont le titre astucieux a été trouvé par le Père METZINGER – comme quoi on peut être un homme d’église et un habile communicant). Jacques Charles-Gaffiot a conçu et scénographié cette magnifique exposition avec le précieux soutien de l’association Art sacré II et une économie de moyen égale au peu de temps qu’il a eu pour préparer cet événement.

Dans cette entreprise audacieuse, Jacques a pu également compter sur l’appui généreux de la Fondation Notre-Dame et de la Fondation Sainte-Geneviève, ainsi que les prêts de la cathédrale Notre-Dame, celle de Nanterre, la paroisse Saint-Etienne-du-Mont, les Archives Nationales, le Musée national de la Légion d’Honneur, le Petit Palais, la Bibliothèque Sainte Geneviève, celle du Saulchoir et de la Commission Léonine, le Lycée Henri IV, la Société d’Histoire de Nanterre et l’Association de la Montagne Sainte-Geneviève, et j’en oublie peut-être…

Je voudrais également adresser mes remerciements et mes encouragements – cette soirée l’autorise – aux représentants des cultes qui s’apprêtent à accueillir à l’entrée de l’hiver des personnes en grande difficulté, comme nous le faisons d’ailleurs dans cette mairie avec le Foyer Geneviève de Gaulle-Anthonioz dédié aux femmes à la rue.

En ce jour endeuillé par la disparition de treize de nos soldats au Mali, j’ai une pensée pour ces hommes qui ont défendu nos valeurs au péril de leur vie.

Puisse Geneviève continuer à être cette « lumière dans un siècle obscur », dont parlait si bien l’historien Max GALLO, qui a longtemps habité Place du Panthéon.

Les prochaines Journées d’étude, 17-19 juillet 2020

À l’invitation de l’abbé Bertrand Chevalier, nos traditionnelles Journées d’étude, organisées tous les deux ans, se tiendront cette année au sanctuaire de Béhuard, à proximité d’Angers, du vendredi 17 au dimanche 19 juillet. Le thème choisi, de la flèche au clocher, l’église dans le territoire, réunira différents conférenciers selon le programme suivant (qui reste toutefois à être confirmé) :

  • Introduction par Mgr Jean-Louis Bruguès, président de l’association.
  • M. Didier Rykner, fondateur du magazine en ligne La Tribune de l’art, La grande misère des clochers français.
  • M. Christophe Béchu, maire d’Angers, le clocher dans les nouveaux quartiers : la décision d’un maire.
  • L’abbé René d’Huy, de l’enfouissement à la concurrence religieuse, le clocher de la nouvelle cathédrale Notre-Dame de Créteil.
  • M. Alexandre Maral, conservateur en chef au château de Versailles, Un toit d’or sans clocher, la chapelle royale de Versailles.
  • M. Alexandre Gady, professeur à la Sorbonne, Une musique dans le ciel, les tours de la cathédrale basilique de Saint-Denis.
  • M. Pierre Tarade, notaire, Du bon usage des cloches.
  • M. Laurent Prades, régisseur général de la cathédrale Notre-Dame de Paris, La flèche de Notre-Dame.
  • P. François-Xavier Ledoux, o.p., La sonnerie de l’Angelus.
  • Abbé Gilles Drouin, directeur de l’Institut supérieur de liturgie, Le clocher dans une société sécularisée, approche théologique.
  • Conclusion : M. Olivier de Rohan, président de la Sauvegarde de l’art français.

Le P. Laurent Lemoine, o.p., vice-président de l’association, a accepté d’être le modérateur des débats.

Le programme définitif comprendra également un ou deux concerts, une exposition et la visite de l’atelier d’un maître-charpentier spécialisé dans la couverture de clochers.

Les bulletins d’inscriptions pourront être imprimés depuis le site de l’association à partir du 15 avril. Sur demande, ils pourront être également envoyés à ceux qui le désirent. (Les frais d’inscription s’élèvent à la somme forfaitaire de 12 euros).

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Salon d’art sacré contemporain du 13 au 25 octobre 2020

Le quatrième salon d’art sacré contemporain se déroulera du 13 au 25 octobre prochain en l’église Saint-Germain l’Auxerrois. Les modalités d’inscription pour les artistes désireux d’y participer sont disponibles sur notre site internet.

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Bon de soutient

A télécharger au format Pdf :
Bon de soutien
Lettre d’information n°7
Bulletin inscription Béhuard


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